Un chiffre, une règle, une amende : stationner devant un portail, même sans panneau d’interdiction, c’est 35 euros à payer. Le Code de la route, article R417-10, ne laisse aucune place à l’interprétation. Qu’il s’agisse du garage d’une maison, de l’entrée d’un immeuble ou d’une allée privée, la sanction tombe, peu importe le temps d’arrêt ou la présence du propriétaire.
Dans certains cas spécifiques, la loi prévoit des dérogations. Véhicules d’urgence ou circonstances exceptionnelles font parfois exception. Pour ceux qui subissent un stationnement gênant, plusieurs solutions existent : contacter les forces de l’ordre ou demander l’enlèvement du véhicule en infraction.
Stationner devant un portail : ce que dit la loi et pourquoi
Arrêter sa voiture devant un portail, même pour une courte durée, n’a rien d’anodin. Le Code de la route encadre strictement ce type de situation. L’article R417-10 vise tous les accès à une entrée carrossable : garage, maison individuelle, immeuble collectif. Stationner devant un portail, qu’il y ait ou non un marquage au sol ou un panneau d’interdiction, constitue un stationnement gênant.
La règle est limpide. Se garer devant une entrée carrossable sur la voie publique bloque l’accès à une propriété et empêche l’entrée ou la sortie de véhicules. Qu’importe si le portail reste ouvert ou fermé, utilisé quotidiennement ou non, la loi ne fait pas de différence.
Sur le terrain, la présence ou l’absence d’une ligne jaune, d’un panneau ou de toute autre signalisation ne change rien à l’affaire. Les forces de l’ordre s’appuient avant tout sur le fait qu’il y a entrave à l’accès ou à la circulation. Certains automobilistes s’autorisent une « pause de quelques minutes » devant un portail, mais la loi ne prévoit aucune tolérance : arrêt ou stationnement, la sanction est la même.
Pour mieux comprendre où se situent les limites, voici les points majeurs à avoir en tête :
- Stationner devant un portail est considéré comme un stationnement gênant selon l’article R417-10 du Code de la route.
- Le marquage au sol ou la présence d’un panneau d’interdiction ne sont pas requis pour que la règle s’applique.
- La mairie peut renforcer l’interdiction par un arrêté ou une signalisation, mais l’absence de panneau n’exonère pas l’automobiliste.
Peut-on se garer devant son propre garage ou celui d’un voisin ?
La tentation est grande de se garer devant son propre garage, mais le Code de la route ne fait aucune exception. L’accès au garage constitue une entrée carrossable, et stationner devant, même si le véhicule appartient au propriétaire, correspond à un stationnement gênant selon l’article R417-10. Cette règle ne souffre aucune exception, afin de préserver la circulation, l’accès pour les secours et la vie du quartier.
Se garer devant le garage d’un voisin ? Même réponse, sans ambiguïté. L’accès doit rester libre à tout moment. Le voisin n’a pas besoin de panneau ni de marquage au sol pour faire valoir son droit. Le simple fait d’empêcher l’accès suffit à caractériser l’infraction, qu’il y ait ou non plainte du propriétaire.
Dans la pratique, certaines situations sèment le doute. Des propriétaires tentent parfois de réserver la place devant leur garage avec un panneau ou une chaîne. Mais l’espace devant une entrée carrossable fait partie intégrante de la voie publique, sauf cas exceptionnel décidé par la mairie. Aucun droit privatif ne s’étend sur la chaussée.
Il arrive que la mairie délivre une autorisation spéciale pour matérialiser une interdiction, mais ce sont des cas marginaux. Dans la grande majorité des situations, seule la loi s’applique, pas les décisions individuelles.
En matière de stationnement devant un portail, la règle est claire, la sanction immédiate. Reste à chacun de la respecter, faute de quoi, l’addition peut arriver plus vite qu’on ne le pense. Qui ose encore jouer avec les accès privés ?

