Un véhicule retiré de la circulation reste soumis à la taxe sur les véhicules de sociétés, sauf déclaration de mise hors circulation officielle. L’administration fiscale considère comme non roulant un véhicule qui ne peut techniquement circuler, indépendamment de son usage ou de sa présence sur la voie publique.
L’homologation d’un véhicule destiné à un usage professionnel exige un certificat spécifique, même en cas d’immobilisation prolongée. Une immatriculation temporaire n’exonère pas non plus des obligations déclaratives auprès des autorités compétentes. Les nouvelles exigences prévues pour 2025 accentuent le contrôle sur la nature et l’état des véhicules référencés dans les flottes d’entreprise.
Véhicule non roulant : de quoi parle-t-on en 2025 ?
À l’approche de 2025, la notion de véhicule non roulant s’affine et s’impose dans le paysage réglementaire. Ce terme englobe tous les véhicules de tourisme ou utilitaires immatriculés mais incapables de circuler sur la voie publique, qu’il s’agisse d’une panne sérieuse, d’une défaillance sur un organe de sécurité ou d’un retrait temporaire de la circulation. En France, cette définition s’appuie autant sur le code de la route que sur les directives européennes, avec un passage systématique par le centre national de réception des véhicules pour statuer sur chaque dossier.
Être considéré comme non roulant ne relève pas d’une simple question d’immobilisation. Il s’agit d’un statut administratif à part entière : un véhicule peut être non roulant alors qu’il dort dans un garage, attend une expertise ou stationne dans un parc, sans pour autant être radié. Le Centre National de Réception des Véhicules (CNRV) distingue ces cas selon la catégorie (M1 pour les véhicules de tourisme, N1 pour les utilitaires), l’état mécanique et la réception type. Cette lecture s’impose aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers.
Certains points méritent une vigilance particulière :
- Immatriculation des véhicules : un véhicule non roulant conserve son immatriculation, sauf radiation officielle.
- Réception des véhicules : la réception type reste active, même pour un véhicule sorti du trafic depuis longtemps.
- Usage et catégorie : la catégorie d’homologation (tourisme, utilitaire, etc.) a un impact direct sur la fiscalité et les démarches à prévoir.
Le CNRV reste la référence pour identifier la catégorie exacte de chaque véhicule et s’assurer de son statut. Si la France s’aligne sur les textes européens, chaque situation appelle une analyse détaillée, en fonction de l’usage, de la réception et de l’état du véhicule.
Ce que dit la réglementation sur la circulation et l’immobilisation des véhicules non roulants
La législation française et européenne balise strictement la gestion d’un véhicule non roulant en 2025. Une réalité s’impose aux propriétaires : un véhicule déclaré non roulant ne doit pas circuler sur la voie publique, sous peine de sanctions. Le code de la route est sans ambiguïté : impossible d’utiliser un véhicule dépourvu de contrôle technique valide ou de certificat d’immatriculation conforme. Les contrôles sont réguliers et les amendes tombent rapidement quand la règle est transgressée.
Les textes, renforcés par le parlement européen et le conseil, exigent que chaque détenteur signale l’immobilisation prolongée d’un véhicule. Cela passe par la mise à jour de la carte grise ou, selon le cas, la déclaration de non-gage. Une précision : l’assurance d’un véhicule non roulant reste requise. Même à l’arrêt, le risque d’accident ou de dégradation existe, et la responsabilité civile du propriétaire subsiste tant que la radiation n’est pas effective.
La cession ou la destruction d’un véhicule non roulant suppose la présentation d’un certificat de situation administrative et, si besoin, du certificat de cession. Ces pièces, exigées par l’administration française, assurent la traçabilité et la conformité avec les obligations du code de la route. Si le véhicule demeure stationné sur la voie publique, un remorquage peut être imposé d’office, avec à la clé une sanction pécuniaire.
La règle évolue mais reste claire : chaque véhicule non roulant doit être identifié, assuré, et sa circulation nécessite la validation expresse de l’autorité compétente.
Quelles taxes et obligations fiscales pour les entreprises détentrices de véhicules de tourisme non roulants ?
Les entreprises qui conservent des véhicules de tourisme non roulants dans leur flotte se retrouvent face à une fiscalité bien cadrée par les textes français. Le code général des impôts ne fait pas de distinction : tant que le véhicule figure dans le patrimoine de l’entreprise, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 s’applique, peu importe qu’il roule ou non. Le montant dépend des émissions inscrites sur la carte grise, sans tenir compte de l’utilisation réelle.
La TVA s’applique également. L’achat d’un véhicule de tourisme, qu’il soit en circulation ou immobilisé, n’ouvre pas droit à une récupération automatique de la taxe, sauf exceptions très encadrées. Garder un véhicule non roulant en flotte ne change rien à ce régime : l’entreprise reste redevable de la TVA comme n’importe quel détenteur pour un usage non professionnel particulier.
Les obligations ne s’arrêtent pas là. Voici les principales démarches à effectuer :
- Déclaration annuelle des véhicules de tourisme auprès de l’administration fiscale, via un formulaire dédié ;
- Paiement de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), calculée selon les émissions de CO2 et le nombre de véhicules détenus ;
- Archivage des justificatifs de non-utilisation si l’entreprise entend prouver l’absence d’usage professionnel et réduire l’assiette de certaines taxes.
Aucune exonération automatique n’est prévue pour un véhicule simplement déclaré non roulant. Seule la radiation définitive du parc, par cession ou destruction validée par l’administration, met fin à ces obligations fiscales.
Homologation, conformité et démarches administratives : les points clés à connaître
En matière d’homologation, les véhicules non roulants n’échappent pas aux règles de fond. En France, une immobilisation, même prolongée, n’exonère pas de la conformité technique imposée par l’homologation d’origine. Ce passage obligé, encadré par l’autorité compétente, assure que le véhicule respecte bien les exigences du code de la route et la réception de type applicable à son modèle.
Constituer un dossier administratif solide reste incontournable. Carte grise, justificatifs de propriété, fiches techniques : chaque document est précieux, en particulier lors d’une cession, d’une radiation ou d’une remise en circulation. La procédure de déclaration en ligne sur le portail officiel de l’ANTS permet de notifier tout changement de statut, retrait du véhicule ou destruction à venir.
Pour sortir un véhicule non roulant du parc de façon définitive, il faut impérativement passer par un centre VHU agréé. Cela déclenche la délivrance du certificat de destruction, pièce finale du puzzle administratif. La carte grise doit être remise, barrée et annotée « cédé pour destruction ». Faute de cette démarche, le propriétaire reste légalement responsable du véhicule, notamment en cas de problème ou de pollution.
Avant toute remise en circulation, il est recommandé de vérifier la conformité des systèmes, composants et entités techniques distinctes. Carrosserie, équipements, systèmes de sécurité : chaque élément doit respecter les standards d’origine pour éviter tout blocage lors d’un contrôle ou d’un examen technique.
Gérer un véhicule non roulant en 2025, c’est naviguer entre réglementations, fiscalité et démarches administratives, sans jamais perdre de vue la sécurité et la responsabilité. À l’heure où chaque détail compte, mieux vaut s’entourer des bonnes informations pour éviter les mauvaises surprises.

